« Combien tu vends ta liberté, dis combien tu vends ta poésie? Moi j'ai même vendu mon âme au diable pour ton sourire. »

« Combien tu vends ta liberté, dis combien tu vends ta poésie? Moi j'ai même vendu mon âme au diable pour ton sourire. »

Aux yeux du monde, Zofia Meadow est cette détestable garce de 17 ans, populaire sans le désirer, en couple avec la star de l'équipe de basket-ball du lycée. Mais l'insolente n'a qu'une devise : Cacher sa faiblesse coûte que coûte, et afficher en permanence cette force dont elle n'est pas doté. C'est pourquoi personne, absolument personne ne sait qu'elle tente, tant bien que mal, de rester debout après le départ d'un père trop lâche. Qu'elle lutte chaque jour pour faire face à sa mère malade. Qu'elle est tombée enceinte du frère de son parfait petit ami, avec qui elle entretient une liaison depuis des mois.
Mais au pays de secrets, Zofia n'est plus la reine, et quelqu'un s'occupe de s'octroyer son trône. Millow, mystérieux inconnu, entre dans sa vie décousue sans crier gare. Plus étonnant encore, il en sait plus sur elle, qu'il ne le devrait. Ce qu'ignore Zofia, c'est qu'il y a près de 220ans, sous une nuit étoilée, elle lui a formulée une irrémédiable et silencieuse promesse.

Zofia Meadow / Sophia Bush

Millow Kurtis / Heath Ledger

Jay Daniels / James Lafferty

Jamie Daniels / Chad M. Murray

Charlie Burton / Wentworth Miller


Inspirée par : - The Fountain - Hell - Hancock
Autres histoires : Réveil d'ange - Joli mensonge - Un peu de sang froid

Répertoires : Series-premiere





# Gepost op zondag 19 juli 2009, 04u50

Gewijzigd op vrijdag 24 juli 2009, 04u55

> Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer. [Jean Anouilh]

 > Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer.  [Jean Anouilh]

Musique : Yann Tiersen - Summer 78

1789. La Révolution fait rage. Il y a des mois que la terreur s'est insinuée dans les moindres recoins. Mais pour une fois, la ville paraît calme. Presque silencieuse. Deux amants maudits profitent de l'obscurité de la nuit pour se dérober à la vie réelle. Tous deux allongés dans un champ de blés, fraîchement coupé, il profite pleinement de la chaleur d'un été de sécheresse, qui ne promet plus grand choses. La jeune fille possède encore les traits de l'enfance qu'elle a quitté peu de temps auparavant. L'innocence se lit encore sur son visage devenu celui d'une femme. Lui, un peu plus vieux, est marqué de cicatrices d'une vie difficile, que la demoiselle a sut attendrir. Elle enfouit son visage sur la poitrine du garçon, avec un peu d'amertume. Il embrasse ses boucles brunes. Cela fait presque deux ans qu'ils se voient dans le plus grand secret. Et au petit bonheur du couple, la passion ne s'est jamais éteinte, et l'amour n'a jamais montré sa mauvaise facette. Leur histoire, c'est celle de n'importe quel film romantique et niais. D'un côté, la jolie fille d'un bourgeois, intéressé plus que tout par les choses de l'argent, et qui a promis son unique enfant a un riche homme de son acabit. De l'autre, le pauvre cordonnier du village, fils de personne, et qui jamais n'aurait crut pouvoir tomber amoureux. Elle n'ose lui dire, que son paternel a prévu d'embarquer sur le nouveau continent, au cours de la semaine prochaine, et qu'elle devra le suivre. Ce qui signifie que cette soirée est probablement la dernière. La nuit est noire, et elle semble y chercher des réponses. Soudain, une étoile filante sublime le ciel de sa lumière.

- « Tu as vu, cela ? » S'écrie t-elle en se relevant. Il sourit, ravi de la voir s'enthousiasmer. « Faisons un v½ux ! »

- « Pourquoi ? » Demande t-il, amusé.

- « On vient de voir une étoile en mouvement. C'est quelque chose de peu commun. » Elle se pend à son cou, pour l'embrasser. « Je t'en prie, faisons un v½ux ! » Répète t-elle.

Il opine. De toutes manières il ne peut rien lui refuser. Il le sait, elle le sait. Il pose ses mains rêches, sur ses yeux, la forçant à réfléchir pleinement à ce v½u. Lui, il ferme les paupières pour faire de même. Elle se retourne tous sourires, le forçant à se rallonger pour se lover contre lui.

- « Zofia ? »

Il adore prononcer ce prénom. Elle lève la tête vers lui, passant une main tendre sur son ventre.

- « Tu es toute ma vie, tu le sais ça ? »

Chose rare, elle se passe de ses sarcasmes et de son cynisme habituel. Elle se contente d'hocher la tête avec lenteur. Bien sûr qu'elle le sait. Sinon, pourquoi ce serait t-elle levé ce matin ? Pourquoi prendrait-elle la peine de vivre, si ce n'était pas pour leur rendez vous secrets, ses mots d'amour et leurs ébats passionnés ? Elle se serre un peu plus fort encore, au creux de l'épaule du garçon.

- « Qu'est ce que tu as souhaité ? » Demande t-elle, pour ne pas laisser l'émotion s'installer.

- « La même chose que toi. » Affirme t-il, dans un craquant sourire.

Et c'est vrai. Ils rêvent tous les deux, d'un amour éternel, où ils n'auront plus à se battre contre le monde, pour vivrent pleinement leurs sentiments. Et curieusement, toutes les puissances du monde s'étaient accordées à exaucer leurs prières, ce jour là. Mais le sort s'en est mêlé, balançant sa macabre ironie. Au matin, lorsque les héros Shakespeariens, s'étaient réveillés dans les bras l'un de l'autre, le rêve avait prit fin. Dans la ville provinciale, l'incendie gagnait tous les bâtiments vestiges de la noblesse. Les hurlements des révoltés, et les coups de feu des insurgés résonnaient avec puissance. Les amants s'insinuèrent dans la foule, main dans la main. Il proposa de sortir de là, par peur qu'il ne lui arrive quelque chose. Elle le rassura dans un sourire. Elle n'avait plus envie d'être cette enfant sage, et se trouver là, au c½ur de la révolution, était le début de sa propre renaissance. La garde nationale, ne contrôlait plus ses hommes, qui demandaient un nouveau monde que personne ne pouvait leur offrir. Un homme, un puissant seigneur, donna à ses hommes, l'ordre de tirer sans remords. Ce qu'ils firent. Zofia fut la première à être touchée. Elle lâcha la main du jeune garçon, avant de littéralement s'effondrer. Il accompagna son corps jusqu'au sol. Alors que la tâche de sang s'agrandissait sur son chemisier blanc, un je t'aime s'évanouit sur ses lèvres. Elle mourut, un sourire vissé sur son visage d'opaline. Mais cela n'atténua nullement la rage du garçon. Il sauta sur l'homme qui avait tiré, et le tua de sang froid. Il fut guillotiné le soir même. Mais les puissances suprêmes n'oublièrent pas leur promesse. Ils avaient promis l'éternité, ils la leur offriraient.


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# Gepost op zondag 19 juli 2009, 15u56

Gewijzigd op zondag 19 juli 2009, 16u39

> Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer. [Groucho Marx]


Musique : Sia - Breathe Me

De nos jours. Le bitume glisse sous elle dans une vitesse exorbitante. Sa dose d'adrénaline quotidienne est prise. Ce serait un doux euphémisme de dire que Zofia Meadow ne connaît ses limites, dans le seul but de les franchir un peu plus chaque jour. Tout ce qu'elle fait, est fait de manière excessive. Dans un dérapage trop peu contrôlé, sa moto prend place devant l'établissement. Elle en descend avec une grâce peu commune, avant d'enlever son casque. La scène aurait pût être au ralenti. L'adolescente, connaît son pouvoir de séduction. Ebahissant chacun de ses spectateurs, elle balance ses longs cheveux au vent, puis enfile une paire de lunettes de soleil. Alors que la sonnerie du lycée retentit, elle descend la fermeture de son blouson de cuir, laissant apparaître un corps à la plastique parfaite. Sans ridicule, elle grimpe sur le capot d'une voiture de sport, et allonge ses jambes, s'appuyant sur ses bras, afin d'offrir son visage à la lumière du jour. Elle ferme les yeux, profitant de l'instant. Sac sur l'épaule, un jeune garçon s'approche, clés en main.

- « Je te quitte. » Annonce t-elle, sans un mouvement, sans un regard.

Le jeune garçon a l'air plus amusé qu'autre chose. Que voulez vous ? L'amour rend aveugle, parait-il. Mais Jay n'a pas seulement perdue la vue, depuis le commencement de sa relation avec Zofia, deux ans auparavant. Il a également dû dire adieux a tout ce qui faisait de lui, un homme, libre et fier.

- « Ah oui ? » Demande t-il, sans manifester d'intérêt concret.

- « Ouai, je t'aime plus. » Balance la jeune fille, sans sentiments.

Ce genre de discours, Jay l'entend environ trois fois par semaine. Il sait comment réagir. Il attrape fermement sa petite amie, la faisant glisser sur la voiture que son père lui a offert pour son 16ème anniversaire. Il la serre contre lui, et lorsque leur deux visages sont a quelques millimètres l'un de l'autre, il passe une des mèches de cheveux de la jeune fille, derrière son oreille afin de dégager son majestueux visage. La beauté de Zofia semble avoir traversé les âges. Mais lucide, l'adolescente le sait, et s'en sert à tort et a travers.

- « Et si, je t'emmène faire les boutiques ? Y'a des chances que tu m'aimes de nouveau ? »

Elle feint d'hésiter, puis se décide a lui accorder cette sortie, comme si il s'agissait d'un privilège. Elle lui tend ses lèvres, enfin. Elle a gagné. Une fois de plus.

- « Bon, je vais ramener ta moto chez toi et puis ensuite... » Elle le coupe avec un rire froid et maussade.

- « Tu espères réellement monter sur ma moto ? » Demande Zofia, très amusée.

Il soupire longuement. Exaspéré il monte dans sa voiture, alors qu'elle démarre son engin.

- « On se voit chez moi, dans une minute. Du moins... Si tu arrives a tenir la distance. » Taquine t-elle, avec un sourire provocateur.

Elle met les gaz, et la moto est déjà loin, quand Jay démarre sa propre bagnole. Elle n'a même pas pris la peine d'enfiler son casque, accentuant un peu plus le danger. Zofia se le dit souvent : « J'ai peur de la mort. Pas de la mienne. » Elle est comme ça. Emmerdante, dépensière, pas sérieuse, désirante, provocatrice, aguicheuse, tricheuse, menteuse, et irresponsable. Parfois jusqu'à la bêtise. Alors que certain prône qu'ils peuvent vivre d'amour et d'eau fraîche, Zofia, elle, n'a besoin que de ça : Sentir l'adrénaline qui coule lentement dans ses veines, et fait tituber son cerveau, mesurer les risques encourus, et ne pas s'en soucier. Ce qu'elle ignore, c'est qu'elle n'a pas besoin de temps, aujourd'hui. Le danger se trouve d'ores et déjà chez elle..


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> Ne vous fiez pas aux couples qui se tiennent par la main. S'ils ne se lâchent pas, c'est parce qu'ils ont peur de s'entre-tuer. [Groucho Marx]

# Gepost op woensdag 22 juli 2009, 16u16

Gewijzigd op woensdag 22 juli 2009, 16u28

> La plupart des liaisons sont faites de "laissés pour compte" qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets. [Paul Léautaud]

> La plupart des liaisons sont faites de "laissés pour compte" qui se rencontrent et trompent ensemble leurs regrets. [Paul Léautaud]
Musique : Remy Zero / Fair

Le manoir a beau être l'un des lieux les plus magnifiques de la région, Zofia fait chaque jour, tout ce qu'elle, pour y passer le moins de temps possible. Peut-être parce que c'est le seul lieu, où elle ne peux pas mentir. Que c'est le seul lieu, où les fantômes de son passé flottent impunément dans l'air. Sans même penser à freiner, elle prend le dernier virage. Elle aperçoit alors cette vieille et gigantesque maison qui est sienne, et une nausée s'empare alors de son corps menu. A quelques mètres de la grande porte d'entrée, elle s'autorise un dérapage contrôlé dans les graviers. Une surprise l'attend, assise sur les marches de marbre du perron. Elle descend de sa moto dans un soupire.

- « Depuis quand tu ne met plus ton casque ? » S'inquiète le jeune homme qui se lève pour l'accueillir.

- « Qu'est ce que tu fous là ? » Grogne t-elle, en retirant ses gants de cuir.

Elle s'attendrit un peu en l'observant. A 17ans, Jamie a tout d'un homme. Il a de larges épaules d'athlète, un ventre dessiné et dur, des cheveux blonds cendrés qu'il ébouriffe d'une main de maître quand il est énervé, des yeux verts et constamment suppliants, auxquels Zofia se sait incapable de résister. Ca la bouffe un peu de l'admettre, mais il n'y a qu'avec Jamie que Zofia sait être un ange.

- « Ton frère sera bientôt là, Jam' ! » Murmure t-elle en s'approchant.

Il s'excuse d'avoir défaillit au plan dans un craquant sourire.

- « J'avais besoin de te voir... »

Il pose une main sur sa poitrine endolorie en l'absence de la jeune fille. Jamie Daniels, n'a qu'un défaut. Celui de toujours, absolument toujours être sincère lorsqu'il s'agit de sentiments. Zofia se pince les lèvres. Elle est tellement mordue de lui, de son côté. Il n'a pas seulement un corps sculpté par les anges. Jamie est aussi d'une intelligence et d'un romantisme rare. Il a toujours les mots, et les gestes parfaits. Il veut devenir écrivain, mais la jeune fille sait qu'il devrait être poète. Il y a quelque chose en lui, qu'elle aime particulièrement. Dans leur intimité défendue, il l'appelle Mon ailleurs. Juste parce qu'elle est son autre monde, celui où il peux être lui-même, lui a-t-il expliqué un jour. Elle se rapproche de lui, se tourne vers le grand portail, pour être sûr que la voiture de sport rouge, n'arrive pas. Et enfin, elle s'abandonne. Se glisse sur la pointe de ses bottes pour un ultime baiser interdit. Puis les mains sur le torse du garçon, elle le repousse.

- « Allez, casse toi ! Si il nous voit, il nous tue. »

Elle le ramène vers elle, une dernière fois, avant qu'il disparaisse, par l'arrière de la villa, là où il ne pourra pas rencontrer Jay. Elle a à peine le temps de se remettre de ses émotions, avant qu'une douleur amère qu'elle connaît que trop bien s'empreigne de son ventre. Elle court à sa chambre, se rend dans sa salle de bains, et dégurgite le peu qu'elle a mangé ses dernières heures. Après quelques longues minutes elle sort la tête de la cuvette dans un soupir exaspéré. Elle se relève difficilement, subitement devenue faible. Lorsqu'elle sort de la pièce, là sur son lit, s'est assis Jay. Il relève la tête, l'air perdu. Il a tout entendu, c'est évident. Il sait ce qu'il vient de se passer derrière la porte close. Et il a beau avoir redoubler une classe, il n'est pas complètement stupide. Un sourire incertain se dessine sur ses lèvres fines.

- « C'était des nausées, n'est ce pas ? » Elle ne répond pas. Il se lève. « T'es enceinte, Zofia ? »

Elle se tourne vers lui, se pince les lèvres, et hoche durement la tête. Il part alors dans un éclat de joie non contrôlé.

- « On va avoir un bébé ! » Hurle t-il plus enthousiasme que jamais. « Un tout adorable et tout mignon petit Daniels ! »

Il la soulève de terre, heureux comme jamais. Il ne croit pas si bien dire. Un petit Daniels, ça c'est certain. Reste à connaître le prénom du papa. Quand elle a commencé a voir secrètement Jamie, 8mois plus tôt, c'était avant tout pour le goût du frisson, le goût du secret. Mais à présent le cadet a prit autant d'importance que l'aîné dans son petit c½ur meurtri. D'un côté, il y Jérémiah Daniels, dit Jay. Grand brun, athlétique, populaire, un peu con, parfois, mais très attentionné, et très amoureux. De l'autre, il y James Daniels, dit Jamie. Romantique et poète, tendre amant, sincère et lui aussi, très amoureux. Deux contrastes. Deux opposés. Deux frères. Qui n'ont rien en commun. Sinon de partager leur lit et leur c½ur, avec la même fille. Et le pire, c'est qu'ils ont le même poids dans la balance. Il ne manquerait plus qu'un troisième, vienne s'ajouter aux comptes.


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# Gepost op donderdag 23 juli 2009, 13u38